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Déc.

5 décembre : Journée Mondiale de l'égalité des chances

En bref

Le 5 décembre, la Journée mondiale de l’égalité des chances rappelle que les inégalités sociales persistent en 2025, notamment dans l’éducation, l’emploi et la santé. Créée par l’ONU en 2015, elle met en lumière l’écart entre égalité proclamée et équité réelle. À travers actions locales, politiques publiques et initiatives associatives, cette journée appelle à transformer la prise de conscience en actions durables pour garantir à chacun un accès équitable aux opportunités.

L’injustice sociale ne s’improvise pas, vous la percevez, elle claque dans les rues, dans les couloirs, dans les conversations et puis, elle s’accroche à l’école, elle surveille l’emploi, elle épuise la santé, elle révèle, chaque année, ce fossé qui se creuse sans relâche. Le 5 décembre, la Journée mondiale de l'égalité des chances surgit en 2025 comme le moment où s’alignent enfin les regards, où la parole tente d’exister et où l’avenir souhaite que chacun ait sa place. Ici, la question ne porte pas sur une utopie. La réponse se glisse dans la prise de conscience collective, la transformation de l’injustice en débat public, chiffrée, documentée, incarnée. Pourquoi ce 5 décembre renverse-t-il l’indifférence ? Parce que l’évènement rassemble, il interroge, il pose sur la table les inégalités, il oblige à regarder autrement ce qui se décide pour tous.

La Journée mondiale de l’égalité des chances, quelle histoire et quels enjeux ?

Cette journée, vous en avez entendu parler, elle n’est pas née d’un hasard. L’ONU décide, il y a seulement une décennie, de lui accorder visibilité et puissance, portée par un souhait laïque d’inclusion. Lorsque la résolution 70/130 s’impose en 2015, ce n’est pas un effet d’annonce. Michelle Bachelet, voix mondiale, puis des associations militantes, déplacent la question dans tous les débats à New York, Genève, Paris. Cette date du 5 décembre marque le retour des sommets de l’inclusion du début du siècle. Une alliance inédite, ONU, UNESCO, Unicef, qui tire la sonnette d’alarme, qui promet de l’action, qui attend davantage que des déclarations.

Des étapes, il y en a : en 2015, tout commence vraiment, en 2018, l’observatoire mondial sort du sous-sol, en 2020, vingt-cinq pays intègrent l’égalité des chances à leur programme politique, et, en 2023, l’UNESCO publie un rapport qui fait trembler quelques gouvernements. Le 5 décembre, la Journée mondiale de l’égalité des chances, s’impose. L’opinion publique s’agite, relaie, réclame. Personne n’échappe à la mobilisation, ni citoyen, ni entreprise, ni ministère.

Les concepts et valeurs de la Journée mondiale de l’égalité des chances

L’égalité des chances, vous le lisez partout, prend le problème en profondeur. Chacun devrait accéder aux opportunités, la règle du jeu devient équitable seulement si elle s’ajuste aux réalités et si l’inclusion ne gomme pas la différence. L’équité s’ajoute à l’égalité, elle ajuste, elle modifie, elle dérange parfois. Inclusion demande de la vigilance envers l’invisible. Pourtant, les mots varient au fil des discours, la confusion se glisse dans les lois. Offrir la même chose à tous n’est pas suffisant, adapter le système devient un travail immense. Distinguer égalité, équité, inclusion : la nuance pèse, elle répercute sur l’éducation, l’emploi, l’image publique. L’éthique quitte le discours pour habiter l’action, la cohésion ne se réduit pas à un slogan, la croissance repose sur la justice sociale.

Les enjeux de la Journée du 5 décembre sur l’égalité des chances, où se logent encore les inégalités ?

Vous marchez dans la rue, vous entendez des chiffres qui bousculent. L’INSEE, en 2025, publie des données qui ne passent pas inaperçues. Les enfants d’ouvriers approchent timidement l’université, 14 % à peine, les enfants de cadres, eux, grimpent à 53 %. Vous sentez le gouffre, vous voyez les barrières, les réseaux manquants, les concours qui échappent.

En emploi, l’écart s’élargit encore, le chômage jeune s’élève à 21 % dans certains quartiers. Et dans les hôpitaux, l’espérance de vie décroît, -4 ans en Seine-Saint-Denis, le choc résonne jusque dans les politiques publiques. Refuser la diversité, c’est tarir les ressources, assécher la créativité, éteindre l’espoir d’un mouvement ascendant. États-Unis, France, la reproduction sociale traverse l’Atlantique, ni le système scolaire ni l’entreprise ne parviennent à dissoudre ce phénomène. Changer la donne paraît long, l’habitude habille l’arbitraire. Le 5 décembre remue la torpeur, il injecte du neuf :

L’écart de réussite scolaire structure toute une vie.

 

Les politiques et actions qui bougent les lignes : qui agit vraiment pour l’égalité des chances ?

La France passe à l’acte, Loi sur l’égalité des chances en 2005, volonté affichée d’inclure, de garantir une passerelle école-entreprise. L’Europe injecte des fonds Erasmus+, les ONG, dont le Fonds Malala, distribuent des bourses et les missions locales accompagnent des jeunes vers une insertion réelle. Les médias ne se taisent plus, des campagnes inondent les écrans, soulignent la diversité, démolissent les préjugés. 27 campagnes éducatives surgissent depuis trois ans pour secouer la routine des recrutements.

Réellement, sur le terrain, les réseaux locaux cousent les mailles du filet solidaire, Cordées de la réussite, tutorats dans les quartiers, mentorats en entreprise. Le changement ne se décrète pas, il s’éprouve dans les trajectoires individuelles, parfois brisées, parfois recréées. Des chiffres, des parcours, une somme de micro-actions qui, collectivement, esquissent ce que la société veut dire d’elle-même.

Les initiatives marquantes du 5 décembre pour l’égalité des chances : qui ose changer de posture ?

L’ancrage local, voilà ce qui donne souffle à la Journée mondiale de l’égalité des chances. Le 5 décembre, des associations débarquent à l’école, installent des ateliers, invitent des modèles, des sportifs, des professionnelles qui racontent sans faux-semblant. L’ambiance change, les élèves tiennent salon, ils déplient leurs rêves d’égalité, les enseignants traduisent la différence en chance, les partenaires d’entreprise déverrouillent les portes, les médias placent des micros au bon endroit. La Journée mondiale de l’égalité des chances envahit radio et télé, le regard change, les réseaux sociaux s’enflamment, les conversations mûrissent.

  • Réseaux d’entreprise qui élargissent l’accès aux jeunes diplômés
  • Écoles qui ajustent leur pédagogie pour intégrer toutes les trajectoires
  • Collectivités qui relaient les parcours d’inclusion, quitte à déranger l’ordre établi

Désormais, des entreprises comme BNP Paribas investissent les recrutements différenciés, elles filtrent moins les CV, elles relisent les potentiels, elles parient sur la diversité. Les administrations ajustent les processus, bravent l’invisibilité des disparités.

Médiatisation, pression citoyenne : l’impact du 5 décembre ne se limite plus à l’institutionnel. La communauté s’approprie la date, la parole sort des échanges formels, la réflexion s’invite à la maison.

Les retombées après la tempête : ce qui a changé, sans miracles mais avec preuves

Initiative Résultat observé Exemple de bénéficiaire
Programme Cordées de la réussite 83 % des élèves poursuivent des études longues Sarah, 17 ans, accepte un premier stage en grande école
Semaine de sensibilisation à l’égalité 320 000 personnes touchées en 2023 Kevin, intérimaire, découvre une formation professionnelle adaptée
Bourses étudiantes pour zones rurales Hausse de 28 % des inscriptions post-bac Fatoumata, 19 ans, quitte son village pour la fac
Mentorat en entreprise 40 % de hausse des embauches issues de la diversité Imane, diplômée, intègre une PME dynamique

Un lycée du Val-de-Marne, un matin du 5 décembre, une élève hésite encore moi, c’est Sarah, pas faite pour les grandes écoles, mais le mentorat me pousse à sortir de l’ombre, premier stage décroché, portes entrouvertes. Voilà ce que la Journée mondiale de l’égalité des chances provoque, pas une vague, mais des décisions nettes.

Les pratiques concrètes et les ressources : que faire après le 5 décembre, Journée mondiale de l’égalité des chances ?

À l’heure où l’événement quitte l’actualité, l’enjeu ne fond pas pour autant. Rien ne s’arrête, au contraire. Vous tendez l’oreille au bureau, vous repérez l’écoute active, vous valorisez chez le collègue ce qui ne s’est pas appris sur les bancs de la fac, vous adaptez, vous accompagnez les parcours décalés.

Les écoles ajustent les méthodes, les parents se méfient des stéréotypes, tout le monde réorganise un peu l’accès à l’information. Recrutements ouverts, diversité assumée, formation aux biais inconscients, ça évolue, pas à pas. À la maison, la curiosité cherche la différence, le geste du quotidien s’ajoute à la politique publique. Répétition, certes, mais rien de banal : chaque attitude construit une société respirable.

Les ressources utiles à portée de clic : sur qui compter ?

Guides pédagogiques du ministère national, plateforme Egalité-Inclusion en partage d’outils, rapports de l’Observatoire des inégalités pour comprendre la scène française et internationale, soutiens associatifs (AFEV, Mozaïk Fondation), ouvrages de référence de Thomas Piketty et Agnès van Zanten. Voilà, la matière existe, le relais aussi.

Un doute subsiste ? Osez chercher. Osez agir. La Journée mondiale de l’égalité des chances, c’est l’élan de décembre, l’obligation de janvier, la vigilance de mai. Le mouvement ne s’arrête pas à une date, la preuve, vous sentez l’exigence, vous testez, vous tranchez, puis vous recommencez. La suite du combat ne se décrète pas, elle s’invente au fil des gestes quotidiens.

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