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Déc.

18 décembre : Journée mondiale pour la langue Arabe

En bref

La Journée mondiale de la langue arabe, célébrée le 18 décembre, rend hommage à une langue parlée par plus de 420 millions de personnes. Instituée par l’UNESCO en 2012, elle rappelle l’entrée de l’arabe parmi les langues officielles de l’ONU. Cette journée valorise son héritage culturel, scientifique et artistique, tout en soulignant ses enjeux actuels : transmission, diversité et essor numérique.

Vous avez peut-être déjà entendu parler du 18 décembre au détour d’un agenda international, mais vous ignorez parfois que ce jour bouleverse discrètement plus de 420 millions de personnes dans le monde. Ce n’est pas une commémoration figée ni un rendez-vous anodin, il s’agit d’une véritable reconnaissance mondiale, un instant où la langue arabe s’impose au cœur du patrimoine vivant et vous interroge sur sa place dans le monde. Les institutions, l’actualité, les communautés la célèbrent sans relâche, depuis l’intégration de l’arabe aux Nations Unies. La Journée mondiale pour la langue Arabe, voilà un événement qui, depuis 2012, ravive régulièrement la curiosité collective, la force du plurilinguisme, l’importance d’un héritage foisonnant qui se réinvente toujours, bien au-delà de l’horizon attendu.

Le contexte de la Journée mondiale pour la langue Arabe et l’origine du 18 décembre

Date retenue, effet immédiat, le 18 décembre réunit sans effort une mosaïque de locuteurs natifs, d’amoureux de la langue, d’enseignants et d’enfants curieux. Qu’est-ce qui lie cette date à la Journée mondiale pour la langue Arabe au point d’en faire un symbole mondial ? La réponse s’inscrit dans l’histoire récente, depuis 2012, lorsque l’UNESCO attribue ce jour à la célébration de l’arabe, en référence claire à une décision prise aux Nations Unies en 1973.

L’arabe s’impose alors dans le cercle très fermé des langues officielles de l’ONU, rejoignant l’anglais, le chinois, l’espagnol, le français et le russe. Cette reconnaissance ponctue un long parcours diplomatique pour donner enfin à l’arabe une place à la hauteur de sa diffusion et de son histoire. Dans les couloirs de l’UNESCO à Paris où sur les façades new-yorkaises de l’ONU, le 18 décembre s’affiche fièrement, il attire débats institutionnels, hommages culturels et rappels vibrants, où la diplomatie rencontre la musique, l’art, la littérature, sans oublier un soupçon de quotidien partagé et de débats ardents sur le multilinguisme.

La création de la Journée mondiale pour la langue Arabe par l’UNESCO, repères et portée

On ne choisit pas un jour au hasard, surtout lorsqu’il s’agit du 18 décembre, devenu un repère intemporel pour la langue arabe sur la scène mondiale. L’inscription de l’arabe parmi les six langues majeures de l’ONU n’a pas réglé toutes les équations, elle a amené des diplomates, chercheurs et responsables politiques à réclamer une célébration annuelle. Vous avez peut-être déjà croisé ces tables rondes, ces conférences sur la diversité linguistique, organisées le même jour par l’UNESCO depuis 2012.

L’UNESCO amplifie cette prise de conscience en programmant événements et débats consacrés aux défis spécifiques de la langue arabe dans les institutions et les médias. On entend résonner des voix africaines, asiatiques, européennes, qui s’interrogent, qui confrontent, qui s’accordent aussi parfois sur la nécessité de préserver cette langue plurielle et vibrante dans le grand melting-pot mondial. L’arabe s’impose alors, non plus comme simple attribut diplomatique, mais comme moteur d’une diversité assumée, d’un dialogue entre civilisations, où l’identité linguistique se réinvente constamment.

L’histoire de la langue Arabe, origines et trajectoires du patrimoine mondial

Période Événement marquant Zone de diffusion
VIIe , VIIIe siècles Expansion de l’arabe à travers la péninsule arabique puis toute l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient Moyen-Orient, Maghreb
IXe siècle L'arabe scientifique rayonne dans la médecine, la philosophie, l’astronomie Bagdad, Cordoue, Le Caire
XIXe siècle Renaissance culturelle (Nahda), modernisation et résistances linguistiques Égypte, Syrie, Liban
XXIe siècle L’arabe dans le top 5 des langues sur internet, vitalité des médias arabophones Planète entière

Vous vous promenez dans l’histoire, vous traversez des siècles et des régions, vous réalisez combien la langue arabe dépasse les frontières religieuses, politiques ou artistiques. Vous l’entendez dans les couloirs des mosquées, mais aussi sur les bancs d’universités, dans les rues bruyantes de Casablanca ou sur les plateformes numériques les plus innovantes.

De la Méditerranée vers l’Afrique, de l’Espagne médiévale aux capitales modernes, l’arabe métamorphose son visage, il s’enrichit de brassages intellectuels, il s’approprie la philosophie grecque, il invente l’algèbre et codifie la médecine. Et aujourd’hui, il explose sur les réseaux sociaux, pousse TikTok ou Facebook à adapter leurs algorithmes, et installe de nouveaux codes langagiers au cœur des échanges mondiaux. Les chiffres sont éloquents, selon l’UNESCO, l’arabe s’affirme dans le top 5 des langues parlées, tandis que son dynamisme digital ne laisse personne indifférent.

Les objectifs et enjeux de la Journée mondiale pour la langue Arabe aujourd’hui

Face à cette effervescence, quelles missions la Journée mondiale pour la langue Arabe revendique-t-elle ? Vous devinez que la promotion n’est qu’une façade, les véritables défis résident dans la transmission, l innovation, la résistance culturelle et la réinvention permanente du lien social.

Les missions à l’œuvre lors du 18 décembre

Le 18 décembre s’invente comme un rendez-vous pour débattre de la diversité linguistique, il sert de moteur dans les écoles et les centres culturels. Enfants, enseignants, artistes y découvrent de nouveaux supports, de nouvelles façons de questionner l’héritage et de transmettre des traditions parfois oubliées. La préservation du patrimoine ne rime plus simplement avec mémoire, elle s’associe à la valorisation, au dialogue et à l’innovation, partout où la langue arabe s’exprime.

L’UNESCO en fait un étendard dans ses rapports récurrents, valoriser l’arabe consiste à révéler des passerelles interculturelles, favorisant la compréhension mutuelle et la croissance de l’intelligence collective. Promotion, transmission, partage, invention, voilà les verbes qui résonnent durant cet événement que l’actualité vient toujours bousculer, enrichir ou réorienter.

Les nouveaux enjeux de la langue Arabe à l’ère numérique

Contexte Défis actuels Opportunités
Afrique du Nord Pénurie d’enseignants spécialisés, pressions des langues étrangères Numérisation des ressources, nouveaux partenariats éducatifs
Moyen-Orient Diversité des dialectes, manque d’uniformisation Croissance des marchés numériques, nouveau rayonnement académique
Europe Préjugés persistants, accès limité à l’enseignement supérieur Croisements culturels, renforcement des échanges universitaires

Des chiffres récents (Internet World Stats, 2025) montrent que l’arabe s’impose comme la quatrième langue la plus utilisée sur Internet. Pourtant, les défis accablent aussi l’enseignement et la création numérique, vous remarquez le manque de ressources éducatives adaptées, les inégalités en Afrique, l’intégration imparfaite de l’arabe dans les innovations technologiques. Mais, paradoxalement, l’arabe digital stimule une nouvelle génération de contenus, podcasts, vidéos, fiction, actualité, tous portés par des pôles spécialisés à Paris, Montréal ou Dubaï.

Le marché numérique arabe explose, les diasporas créent des passerelles inédites, le dynamisme des plateformes se traduit en centaines de milliards de dollars de recettes, la Banque mondiale évalue le marché numérique arabophone à près de 200 milliards en 2025. Il s’agit d’une renaissance culturelle inattendue, qui redessine la géographie des opportunités professionnelles.

Les célébrations et initiatives autour du 18 décembre et des langues vivantes

S’intéresser à la Journée mondiale pour la langue Arabe, c’est forcément se perdre dans la diversité des initiatives, des publics, des modes d’expression, parfois réjouissants ou émouvants, jamais attendus, jamais monotones.

Les événements organisés pendant la Journée mondiale du 18 décembre, bientôt la vôtre ?

Vous entrez dans un musée, vous tombez sur un concours de calligraphie, vous lisez à voix basse durant une lecture poétique et soudain, la langue arabe vous saisit. Des enseignants, des élèves, des passionnés, des artistes, des écrivains, tous se croisent, discutent, inventent, déstructurent ce que vous pensiez acquis sur la culture arabe. Les universités et centres culturels fabriquent, ce jour-là, des laboratoires vivants de transmission. Rien n’est statique, tout respire l’expérience, la rencontre, l’émotion).

Des plateformes en ligne mettent à disposition des modules pour apprendre gratuitement les fondations de l’arabe, musées et bibliothèques diffusent manuscrits, vidéos, audiobooks. La fête ne se limite pas à la sphère académique, elle déborde les murs et bouleverse, parfois, le cours du quotidien.

  • Expositions inédites de manuscrits rares
  • Lectures poétiques participatives
  • Concours de calligraphie pour tous les âges
  • Modules interactifs gratuits sur Internet le jour même

Les ressources accessibles en 2025 pour explorer la langue Arabe

Comment dépasser vos préjugés ou découvrir, vraiment, la langue arabe ? En 2025, la réponse émerge partout où l’éducation s’ouvre au numérique. Le British Council, France Éducation International, l’Institut du Monde Arabe à Paris créent des dispositifs souples qui transcendent les frontières.

Vous cherchez une application ? Sur Google Play et Apple Store, Duolingo, Drops et Babbel adaptent désormais leurs modules à l’arabe moderne. Les universités numérisent manuscrits anciens, bases scientifiques, œuvres littéraires, accessibles d’un simple clic, et souvent gratuitement, le 18 décembre. Même Al Jazeera Learning et Arab Academy s’inscrivent dans les catalogues officiels, offrant des formations qui n’existaient pas il y a encore quelques années. Vous n’avez plus d’excuses, la diversité des supports n’a jamais été aussi vaste.

Témoignage marquant, Rania, une lycéenne de Seine-Saint-Denis, avoue, juste avant de présenter son poème à l’événement annuel dédié à la langue arabe, « Je tremble, mais la fierté l’emporte, car aujourd’hui, tant de jeunes dans le monde racontent leur histoire en arabe. Pour moi, ce jour fait rimer racines et ouverture à l’autre, tout à la fois. »

Quand des milliers de jeunes expriment leur histoire, ce n’est plus seulement le passé qu’ils racontent, c’est un avenir commun qui s’invente

 

La place de la langue Arabe dans le patrimoine et les sociétés contemporaines

La transmission ne s’arrête pas aux frontières du 18 décembre, elle irrigue la science, la littérature, l’identité collective, la créativité individuelle.

Les apports culturels et intellectuels de la langue Arabe dans le monde d’aujourd’hui

Héritière de textes fondateurs, la langue arabe insuffle depuis des siècles ses trésors dans toutes les cultures. Les contes des Mille et Une Nuits fascinent Tokyo, Buenos Aires, New York, ou Dakar. Mais, derrière le mythe, se cachent aussi des œuvres scientifiques, architecturales, musicales, rarement reconnues à leur juste valeur.

Ibn Sina, Al-Khwarizmi, Khalil Gibran, Naguib Mahfouz, Mahmoud Darwich, tous ont contribué à faire de l’arabe un vecteur d’humanisme et d’innovation. Les manuscrits de la Maison de la Sagesse, l’héritage d’Ibn Khaldoun, les romans traduits en plus de 60 langues témoignent d’un foisonnement toujours actuel. Le rayonnement, bien supérieur à une simple commémoration, bouleverse votre perception du patrimoine universel.

Les figures et institutions qui marquent la défense et la promotion de la langue Arabe

Vous croisez parfois des noms qui traversent continents et siècles, Mahmoud Darwich, poète majeur invité en France, Nawal El Saadawi, médecin et autrice engagée en Égypte, rappelle à toute une génération la complexité des identités arabes. Les académies de la langue arabe, au Caire, Damas, Amman, publient chaque année des dictionnaires actualisés, des recommandations, des ressources précieuses. L’Organisation de la coopération islamique, l’Union européenne et l’UNESCO impulsent régulièrement des débats sur la standardisation, la diffusion et l’avenir de l’arabe. Des diplomates, des artistes, des pédagogues se retrouvent ainsi, autour d’une même volonté, celle de voir le 18 décembre et ses synonymes devenir un levier d’ouverture, d’écoute et de renouvellement culturel.

Le 18 décembre n’appartient à aucun groupe, il réunit tous ceux qui osent se lancer dans la découverte ou la redécouverte de la langue arabe, parfois avec hésitation, souvent avec passion. Que retiendrez-vous de cette Journée mondiale, une histoire, une mélodie, un mot, peut-être un visage ? La prochaine fois, tentez d’écrire quelques lignes, en arabe ou dans votre propre langue, et vous comprendrez ce que réunir veut dire.

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